Les pathologies sexuelles masculines

Publié le 1 juin 2015 dans la catégorie Formation

Dossiers : , ,
Publicité

Selon Masters et Johnson la réponse sexuelle masculine est composée de quatre phases qui sont :

  1. Le désir ;
  2. L’excitation ;
  3. Le plaisir;
  4. L’orgasme ;

On aura donc des pathologies sexuelles qui seront en rapport avec ces 4 phases. Chez l’homme ce seront les pathologies liées à la phase de l’excitation et à la phase de l’orgasme qui seront les plus représentées, alors que chez la femme ce seront celles liées à au désir et au plaisir.

1) LES TROUBLES DU DESIR 

Il est définit par une insuffisance ou absence persistante ou récurrente de désir d’activité sexuelle solitaire ou avec partenaire(s) et/ou de fantasmes sexuels (conscients et excitants) et responsable d’une souffrance personnelle

C’est une diminution de la libido, en général associée à d’autres signes d’hypogonadisme (fatigue, diminution de la masse musculaire et de la force, augmentation de la masse grasse, ostéoporose, humeur dépressive, diminution de la densité osseuse…) et lié à la baisse physiologique de la sécrétion de testostérone avec l’âge, appelé dans le langage courant « andropause » en référence à la ménopause chez la femme.

  •  L’aversion sexuelle

Difficulté d’acceptation ou évitement des contacts sexuels, persistante ou récurrente, pouvant aller jusqu’au dégoût, au rejet et au comportement phobique, et responsable d’une souffrance personnelle

  • Le désir excessif ou hypersexualité ou sexualité compulsive ou satyriasis, aussi désigné par le terme « sex-addict »

2) LES TROUBLES DE L’EXCITATION

Incapacité persistante ou récurrente à obtenir ou à maintenir une érection permettant un rapport sexuel satisfaisant, évoluant depuis au moins 3 mois (à la différence de la « panne » sexuelle) et induisant une souffrance du patient ou du couple. Le diagnostic se fait sur l’interrogatoire.

  • L’érection persistante ou priapisme

Potentiellement dangereux si l’érection ne retrouve pas sa flaccidité normale au bout de quatre heures. C’est dans ce cas une urgence médicale qui a besoin d’être traité par un médecin qualifié.

3) LES TROUBLES DU PLAISIR

C’est un trouble de l’éjaculation permanent ou reçurent qui survient lors d’un rapport sexuel avec partenaire approximativement dans la minute qui suit la pénétration vaginale  et avant que l’individu ne le souhaite et depuis au moins 6 mois et qui doit être présent dans plus de 75% des rapports, dans certaines situations identifiées ou non et qui entraîne une souffrance individuelle marquée et qui n’est pas dû à un trouble mental non sexuel, aux conséquences d’une conjugopathie, aux effets d’une substance, d’un médicament ou d’un autre problème médical.

  1. Les douleurs durant le rapport sexuel, liées en général à une anomalie anatomique ou à une infection du prépuce, du gland, de la verge ou des testicules (mycose, herpès, eczéma etc…)
  2. La Maladie de Lapeyronie
  3. Les névralgies pupendales
  4. Les douleurs lors de l’éjaculation
  5. Les anodyspareunies, fréquemment rencontrés dans les rapports homosexuels

 

4) LES TROUBLES DE L’ORGASME 

  • La Dysorgasmie
    Absence ou retard persistant ou répété de l’orgasme après une phase d’excitation sexuelle normale, lors d’une activité sexuelle que le clinicien juge adéquate en intensité, en durée et quant à son orientation, compte tenu de l’âge du sujet.

C’est une éjaculation qui ne survient qu’après un temps de stimulation anormalement prolongé et qui est responsable d’une souffrance personnelle

C’est l’impossibilité d’obtenir une émission de sperme par le méat urétral en dépit d’une érection normale et de stimuli appropriés (va-et-vients intravaginaux supérieurs à 15 minutes), avec comme problème sous-jacent la question de la procréation.