Mycoplasme et sexualité

Cours du vendredi 7 février 2014 à 11:15 par

IV – LE MYCOPLASME

Note importante

Cet article est une retranscription d’un cours magistral tenu à l’oral, dispensé dans le cadre du Diplôme Inter Universitaire de Sexologie, qui dure 3 ans.
Chaque enseignant, dans sa discipline, a son propre référentiel théorique.
La retranscription de ces cours est un support de révision et apporte un complément d’informations à ceux qui s’intéressent au sujet.
C’est l’ensemble des visions transdisciplaires qui permet la richesse de ce DIU.
Malgré les efforts que nous avons fournis pour produire une transcription au plus près du cours d’origine, vous pouvez rencontrer des erreurs ou des évolutions dans les découvertes scientifiques.
N’hésitez donc pas à nous en faire part dans les commentaires, sous le cours :)

Mycoplasma genitalium
Mycoplasma genitalium

Les mycoplasmes sont de petites bactéries capables d’une multiplication autonome, sans paroi, présentes à l’état commensal dans les voies génitales et l’oropharynx et qui ne sont pas réellement des infections sexuellement transmissibles. Elles deviennent des infections sexuelles lorsqu’elles entraînent des urétrites ou des leucorrhées, en général lié à un déséquilibre de la flore commensale avec une hyper prolifération des mycoplasmes qui vont se développer jusqu’à 10^5/mL.

Il en existe trois espèces : Mycoplasma Génitalium, Mycoplasma hominis, Uréaplasma uréalitycum. Seul le Mycoplasme Génitalium est clairement pathogène, mais Ureaplasma urealyticum peut être pathogène chez l’homme avec urétrites récidivantes et chroniques.   C’est la 2ème cause des urétrites non gonococciques chez l’homme (15 à 35 % des cas).

Diagnostic

Chez la femme la pathogénie est débattue. En effet, le mycoplasme est souvent associé aux vaginoses bactériennes (2/3 des femmes porteuses de vaginose). Beaucoup de gynécologues les recherchent systématiquement dans les prélèvements mais cela n’est pas utile tant qu’il n’y a pas de symptôme.

On le recherche surtout chez les hommes qui ont des urétrites persistant malgré un traitement chlamydiae et gonocoque. On le diagnostique par PCR sur prélèvement urétral.

Complications

Les complications sont rares mais peuvent être graves : prostatite et orchi-épididymite, hypotrophie néonatale, avortement spontané, fièvre post-partum et salpingites (10%).

Traitement

  • En première intention
    • Azithromycine 500 mg J1 puis 250 mg/jour pendant4 j.
    • Doxycycline 100mg pendant 7jours.
    • Si échec Moxifloxacine 400mg/j pendant 7j .
  • En deuxième intention
    • JOSACINE® (JOSAMYCINE) comprimés à 1 g à la dose de 1 à 2 g/jour suivant le poids en deux prises
    • ou RULID® (ROXYTHROMYCINE) 300 mg/ jour pendant 7 jours.
  • En troisième intention :
  • Si associé à une infection par Gardenerrella Vaginalis :
    • FAZIGYNE® (TINIDAZOLE) 500 mg x 4, dose unique J1 et J10
    • ou FLAGYL® (METRONIDAZOLE) 500 mg, soit 2 g à J1 et J10.
  • Résistance du Mycoplasme Génitalium : selon certaines études augmentation des résistances à l’ofloxacine (40%), doxycycline (55%) et  actuellement à l’azithromycine (10%).  1

BIBLIOGRAPHIE

  1. C. Bradshaw 2006, E. Björnelius 2008, E. Jernberg 2008, L.Mena 2009, J.Schewbke 2011

2 commentaires sur “Mycoplasme et sexualité

  1. Avatar Anonyme dit :

    Bonjour,
    Attention cette illustration avec la présence de pili, paroi et flagelle ne convient pas pour décrire un mycoplasme;
    Cordialement

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