Une femme sur deux préfère se passer de sexe que de smartphone

Publié le 21 décembre 2013 dans la catégorie Actualités, Recherche clinique

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Les nouvelles technologies ont-elles pris une telle place dans nos vies qu’elles remplacent peu à peu nos besoins primaires ? Une étude révèle l’importance de ces nouveaux objets connectés chez les femmes et dévoile la relation compliquée qu’elles entretiennent avec eux… Un peu comme avec les hommes !

 

Si on vous demande de choisir entre un mois sans sexe et un mois sans smartphone, que choisirez-vous ?

Le Huffington Post américain et le site dédié au lifestyle Real Simple ont posé la question, ainsi qu’une batterie d’autres dans le même genre, à près de 4 000 femmes afin de mesurer l’importance qu’ont pu prendre les nouvelles technologies dans leur vie. Et les réponses sont plutôt surprenantes mais aussi révélatrice de l’emprise que ces objets ont sur nous. Un pouvoir dont nous n’avons pas forcément conscience…
Près d’une femme sur 2 (48%) répond donc préférer s’abstenir de tous rapports intimes, même si elles sont en couple, plutôt que de passer un mois sans leur précieux portable. Faut-il s’étonner plus que ça ? Constamment dans notre poche, notre sac, notre main, à côté de notre oreiller la nuit (pour 47% des répondantes), il est finalement le compagnon avec lequel nous passons le plus de temps dans une journée, bien avant notre propre conjoint. Mais de là à être prête à abandonner sa vie sexuelle au profit de sa vie numérique ? Après tout, le sexto est peut-être fait pour ça…

Une relation compliquée

Comment décrire la relation que les femmes interrogées ont avec leur smartphone, si ce n’est par le terme quasi médical d’addiction ? En effet, cette importance qu’il a pris dans leur vie est facilement mesurable à la fréquence à laquelle elles l’utilisent. 76% d’entre elles le consultent ainsi toutes les heures, et parmi elles, la moitié y jettent un coup d’oeil tous les quarts d’heure, si ce n’est plus ! Et peu importe le lieu où elles se trouvent. Si une envie irrépressible de rester connectée se fait sentir, elles n’y résisteront pas, même si elles sont aux toilettes (39%). Et en bon compagnon fidèle, le téléphone est forcément de la partie lors d’un dîner. 56% le gardent donc à suffisamment près d’elles pour l’entendre, tandis que plus d’une femme sur 10 le pose carrément sur la table. Malgré tout cela, 74% des femmes persistent à dire qu’elles ne sont pas accros à leur téléphone. Déni flagrant !
Et s’il doit toujours être à portée, c’est parce qu’il représente une voie de communication vers l’extérieur, notamment grâce aux réseaux sociaux. Se sentir connectées avec les autres, voilà ce que recherchent 19% des femmes sondées qui sont aussi nombreuses à vouloir se divertir ou à s’informer. Twitter, Facebook et les autres sites permettent une ouverture sur le monde et une source de détente et d’informations à la demande.
Pourtant, 80% des répondantes ont déjà envisagé s’en désinscrire et 41% sont même passées à l’action ! Pourquoi un tel paradoxe ? Parce que ces réseaux offrent, selon les femmes interrogées pour ce sondage autant d’avantages que d’inconvénients. S’ils leur permettent de suivre la vie de proches géographiquement éloignés, ils leur imposent aussi de suivre celle de personnes dont elles n’ont pas forcément pas envie d’avoir des nouvelles. Résultat : Facebook est compagnie les a surtout amenées à reconsidérer leurs amitiés et leurs contacts.
Avec l’importance qu’ils ont pris, ces nouveaux acteurs dans nos vies ont donc provoqué une relation compliquée, une sorte d’amour vache au quotidien. On les aime autant qu’on les déteste et on ne peut pourtant pas s’en passer…