Un orgasme du doigt, oui c’est possible !

Publié le 28 mai 2013 dans la catégorie Actualités

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L’orgasme ne connaît pas de limites, pas même celle du corps. Un tétraplégique est parvenu à atteindre l’orgasme et à retrouver le plaisir sexuel simplement grâce à son pouce.

Rafe Biggs, originaire d’Oakland en Californie, est tétraplégique depuis 2004. L’homme de 43 ans s’est retrouvé paralysé des jambes et des bras à la suite d’une grave chute d’un toit. Il ne ressent plus rien sous la ceinture. Rafe Biggs ne pensait donc plus retrouver les sensations éprouvées lors d’un rapport sexuel. Et pourtant, dans son cas, le pénis a rendu l’âme, mais son pouce a pris le relais.

Un an après son accident, il est parvenu à retrouver le plaisir sexuel. « Je n’aurais jamais cru que cela serait possible, mais masser et sucer mon pouce me fait ressentir les mêmes choses que lorsque l’on stimulait mon pénis. C’est très chaud », a-t-il raconté au Huffington Post. Rafe Biggs doit cette découverte à l’une de ses petites amies qui lui avait massé puis sucé le pouce. « J’ai ressenti cette montée d’énergie. Je me rapprochais de plus en plus de l’orgasme », poursuit-il. L’homme a d’ailleurs fini par surnommer son pouce de « pénis de substitution ».

Le cas de Rafe Biggs peut sembler étonnant mais pour les scientifiques, il est tout à fait normal. En effet, selon eux, l’homme est tout simplement parvenu à effectuer un « transfert d’orgasme», c’est-à-dire qu’il parvient à atteindre le plaisir sexuel grâce à une autre partie de son corps que son appareil génital. Cela prouve que l’orgasme masculin est bel et bien indépendant de l’éjaculation.

Cette expérience a tellement changé sa vie, que Rafe Biggs a décidé d’aider les autres hommes dans son cas, grâce à son association Sexability. Pour lui « le corps est plus sexuel qu’on ne le croit ». Le cerveau entrerait considérablement en ligne de compte. Il n’a pas tord. Lorsque l’esprit est occupé ou que l’on réfléchit trop, on a du mal à lâcher prise et on atteint difficilement l’orgasme. « Le sexe est thérapeutique et peut vraiment aider les personnes handicapées », conclut-il.

Le cas de Rafe Biggs peut relancer le débat sur l’assistance sexuelle. Il y a quelques mois, Jérôme Guedj, président du conseil général de l’Essonne avait demandé la mise en place d’un service public de l’éveil sexuel auprès des handicapés. Selon lui, la sexualité des handicapés serait un sujet tabou en France. Néanmoins, ce projet est très fortement contesté dans la mesure où les limites à ne pas franchir ne sont pas claires. S’agit-il de donner des conseils ou de les aider à trouver des partenaires ? Dans ce cas-là, on se rapproche plus du proxénétisme que de l’assistanat. Un très beau film nommé The Sessions traite justement de ce sujet, et nous permet d’avoir un autre regard sur cette assistance sexuelle.

 Source : aufeminin.com