Fertilité : les spermatozoïdes des Français en perte de vitesse

Publié le 2 février 2013 dans la catégorie Actualités

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« Fertilité : les spermatozoïdes des Français en perte de vitesse » 
Le Parisien , Le Monde

C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une. Le journal indique en effet que « selon une étude de l’InVS, le sperme des Français a perdu un tiers de ses gamètes en l’espace de 17 ans ». Le quotidien explique que l’étude, effectuée sur plus de 26 600 hommes et parue dans Human Reproduction, « est la première à l’échelle d’un pays entier et sur une «période importante», qui conclut «à une diminution sévère et générale de la concentration du sperme et de sa morphologie», écrivent les auteurs, pour qui il s’agit d’«une sérieuse mise en garde» ».

« Ils pointent en particulier «le lien avec l’environnement» qui «doit être déterminé». L’impact des produits chimiques est régulièrement évoqué par les études européennes sur le sujet », continue Le Parisien. Le journal précise ainsi : « Entre 1989 et 2005, la diminution est significative et continue : 1,9% par an. Au total, elle aboutit à une réduction de 32,2% de la concentration du sperme. Chez un homme de 35 ans, le nombre de spermatozoïdes est passé de 73,6 million/ml à 49,9 million/ml en moyenne. En parallèle, l’étude montre une réduction significative de 33,4% de la proportion des spermatozoïdes de forme normale sur cette même période ». Le Parisien ajoute que « cette diminution de qualité du sperme pourrait être en réalité plus importante, car la population de l’étude aurait a priori tendance à moins fumer et serait moins sujette à l’obésité, deux facteurs connus pour nuire à la qualité du sperme ».

Le quotidien souligne que selon le Dr Joëlle Le Moal, épidémiologiste à l’InVS et coauteur de ce travail, « les chiffres de l’étude restent en moyenne dans la norme fertile de l’OMS (concentration supérieure à 15 millions de spermatozoïdes par ml). Elle ajoute que, selon certaines études, des concentrations inférieures à 55 millions/ml influent négativement sur le temps mis à procréer ».

Le Monde évoque aussi cette « chute spectaculaire de la qualité du sperme », évoquant une « alerte sérieuse ». Le journal précise que la concentration en spermatozoïdes « reste toutefois au-dessus des seuils définissant l’infertilité masculine », et retient que « pour expliquer ces résultats, le rôle des perturbateurs endocriniens – bisphénol A, phtalates, PCB, etc. – est évoqué ».