La progression de la syphilis se poursuit

Publié le 20 février 2016 dans la catégorie Actualités

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Treponema pallidum, la bactérie responsable de la syphilis

Source : LeFigaro.fr – Santé

Alors qu’on la croyait quasi-disparue au début des années 2000, le nombre de cas de syphilis en France ne cesse d’augmenter. Les campagnes de prévention sont renforcées.

Le Figaro explique que « l’un des départements à tirer la sonnette d’alarme en ce début d‘année est la Corrèze. Le centre hospitalier de Brive-la-Gaillarde a indiqué avoir diagnostiqué une quarantaine de personnes porteuses de cette infection en 2015 contre en moyenne deux cas par an les années précédentes ».
« Si elle n’est pas traitée, cette maladie sexuellement transmissible peut entraîner des complications au niveau du cerveau, des nerfs, du cœur et des yeux », 
rappelle le quotidien.
Le Dr Bruno Abraham, spécialiste des maladies infectieuses au CHU de Brive, observe ainsi que « la syphilis avait quasiment disparu jusqu’à il y a une dizaine d’années, puis a connu une résurgence dans les grandes métropoles, en hausse modérée chaque année. Cependant, en 2015, nous avons constaté un niveau préoccupant de nouveaux cas dans notre centre de dépistage. Il ne faudrait pas que ce foyer épidémique se propage et continue de se développer cette année ».
Florence Lot, responsable de l’unité VIH, Hépatite B et C à l’Institut de veille sanitaire, remarque pour sa part que « la détection de la syphilis se fait via des sites participatifs, tous les établissements hospitaliers de France n’y participent pas. Il est donc impossible de savoir si ces cas sont récents et si l’augmentation est réelle ».
Le Figaro observe qu’« en 2000, la syphilis a été retirée de la liste des maladies à déclaration obligatoire en raison du faible nombre de nouveaux cas en France. Depuis, la centaine d’établissements participant au système de surveillance, mis en place la même année, observent une hausse constante des cas ».
Florence Lot précise qu’« on enregistre une augmentation globale des personnes touchées, dont une hausse de +50% des hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes en 2014. Ils représentaient cette année-là 84% des cas répertoriés. Et parmi eux, 40% sont diagnostiqués comme étant aussi porteurs du VIH ».
Le journal souligne ainsi que « la forte proportion, parmi les malades, d’hommes ayant des rapports homosexuels témoigne de l’évolution des pratiques sexuelles à risque », et remarque que « si le traitement antibiotique fonctionne à 100% lorsqu’il est pris rapidement après l’apparition des premiers symptômes, il semble que la population ne soit pas assez sensibilisée ».
« Les Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd), mis en route début janvier, visent à y remédier. L’Assurance maladie tente par ailleurs de mettre en place un système de données pour pouvoir chiffrer précisément le nombre de cas en Hexagone 
», ajoute le quotidien.