Mois de mai : le mois de l’onanisme aux USA

Publié le 16 mai 2016 dans la catégorie International

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Source : Lalibre.be

Des journées ou des mois spéciaux, il en existe une multitude. Ils sont parfois utiles, parfois pas vraiment. Sans doute parmi les plus farfelus, on retrouve le mois de la masturbation. Et cela tombe bien, c’est justement en mai! En 1995, cet événement était lancé pour la première fois aux Etats-Unis par Good Vibrations, une société de sex-toys. Depuis, il s’effrite quelque peu, mais reste une occasion parmi d’autres de parler de cette pratique sexuelle. C’est toujours un véritable tabou de société, alors qu’on ne cesse de prouver ses bienfaits pour la santé.

Un petit peu d’histoire…

L’histoire de ce mois spécial est liée à une femme, Joycelyn Elders, conseillère américaine sur les questions de santé à la Maison blanche. En 1994, elle a été licenciée suite à des propos controversés après un discours à l’Onusida. Un membre de l’audience lui demandait alors si l’onanisme pouvait empêcher des rapports sexuels trop précoces. Elle répondit que « c’est quelque chose qui fait partie de la sexualité humaine et que peut-être que la pratique devrait être enseignée à l’école». Scandale! C’est donc pour lui rendre hommage que la société de “jouets d’adultes” a désigné ce mois de mai comme étant celui de la masturbation.

Quelques chiffres

Un sondage récent aux Etats-Unis révélait que 94% des hommes se masturbent contre 85% des femmes. Chez les jeunes, le plaisir solitaire est avoué par 80% des garçons et seulement 59% des filles. En couple, il se pratique également pour 40% des hommes et 30% des femmes. Des chiffres qui grimpent après le mariage: 72% et 68%. Et quatre femmes sur dix confient même préférer leurs propres caresses à une relation sexuelle.

C’est bon pour la santé

Non, la masturbation ne rend pas sourd! Ou pire encore infertile… Des expressions ou propos désormais célèbres qui prouvent combien l’onanisme reste tabou. Et pourtant, le plaisir solitaire est véritablement bénéfique pour la santé. Chez les femmes, les recherches ont prouvé qu’il évite les risques d’infections urinaires et éveille à la sexualité. Du côté des hommes, c’est le risque de cancer de la prostate qui diminue. Pour les deux, on relève une amélioration de la circulation sanguine, une diminution des risques de deux types de diabète et la préservation des cervicales. Sur le plan moral, la masturbation permet de libérer des endorphines, hormones de bonheur.

Ce n’est pas qu’un plaisir solitaire

La masturbation n’est pas une maladie honteuse. Lorsqu’on est en couple, il n’est pas nécessaire de s’en cacher et cette pratique peut même se partager. C’est un acte sexuel de découverte de soi et de sa sexualité, sans compter le plaisir qu’il procure et qui se dédouble avec son (sa) partenaire. Voici quelques conseils de Lelo, société suédoise d’accessoires érotiques.

  1. Développer son ouverture d’esprit et apprendre à être à l’aise avec cette pratique.
  2. En profiter pour montrer à votre partenaire ce que vous aimez et être du coup attentif l’un à l’autre.
  3. Vivre pleinement ce moment, sans chichis.
  4. S’octroyer un moment de détente pour le faire.
  5. La routine, c’est quelque chose de normal. Mais, il est possible de varier les plaisirs, même « solitaires », avec de nouvelles façons de se stimuler, que ce soit en changeant la position des mains ou avec un sex-toy.
  6. Regarder l’autre explorer de nouvelles sensations peut stimuler l’excitation mutuelle.
  7. La masturbation à deux ne doit pas se pratiquer uniquement côte à côte. La technologie actuelle aidant…
  8. L’occasion de tester les films érotiques à deux.
  9. Il est nécessaire de s’accorder des moments juste à soi dans la masturbation, même si le faire à deux est aussi très agréable.