Les lesbiennes auraient plus d’orgasmes que les hétérosexuelles

Publié le 7 juillet 2015 dans la catégorie Actualités

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Source : Huffingtonpost

Des chercheurs de l’institut Kinsey ont entrepris d’aborder l’orgasme sous l’angle de l’orientation sexuelle. L’étude 1 démontre ainsi que les lesbiennes atteignent plus souvent l’orgasme que les hétérosexuelles, mais également que les femmes hétérosexuelles étaient les moins susceptibles d’atteindre le nirvana par rapport aux hommes toute tendance sexuelle confondue.

Pour ce faire, les chercheurs ont organisé une grande étude via un questionnaire en ligne en 2011 sur 6.151 hommes et femmes âgés de 21 à 65 ans. Ensuite, ils ont décompté le nombre de célibataires dans une sous-catégorie. Parmi les sondés, il y a 2850 célibataires, dont 1497 hommes et 1353 femmes qui ont eu des relations sexuelles les 12 mois précédant l’enquête. Pour identifier les individus, il a été demandé aux participants d’identifier leur sexe, leur orientation sexuelle et le pourcentage d’atteinte de l’orgasme avec un partenaire régulier.

Les hommes et les femmes ne sont pas égaux face à la jouissance

Les femmes hétérosexuelles ont déclaré avoir un orgasme 61,6% du temps, alors que les lesbiennes atteignent l’orgasme presque 74,7%. Les bisexuelles, elles, déclarent un taux de 58%.

Dans le détail, 25% d’entre elles déclarent en avoir eu le plaisir lors de chaque rapport sexuel, 46% atteignent l’orgasme plus de trois sur quatre. A l’inverse, très peu d’entre elles confient ne pas atteindre l’orgasme du tout: 2,2%.

Les réponses des participants masculins ont peu varié en fonction de leur orientation sexuelle. Les hommes hétérosexuels ont signalé un taux à 85,5% d’atteinte de l’orgasme, tandis que les hommes homosexuels ont un déclaré un taux très similaire: 84,7%. Les hommes qui se déclarent bisexuels n’ont pas plus d’orgasme que les autres hommes. Ils déclarent attendre l’orgasme 77,6% du temps.

Une avancée pour la science

Pour expliquer ces écarts dans les taux, les chercheurs ont émis une hypothèse: « Les femmes lesbiennes qui s’identifient en tant que telle sont plus à l’aise avec le corps des femmes et donc, en moyenne, sont mieux à même de provoquer l’orgasme chez leurs partenaires féminines« . Une seconde hypothèse, plus abstraite, a été évoquée. La durée du rapport sexuel,comment est abordé le genre de sa partenaire, les rôles sexués pendant les rapports et les différences hormonales seraient aussi à prendre en compte.

Justin Garcia est professeur adjoint des études de genre et est directeur à l’institut Kinsey à l’Université d’Indianna. Il a expliqué avec plus de précision les résultats au HuffPost américain. « On connaît peu d’occurrences sur l’orgasme chez les femmes et les hommes de toutes orientations sexuelles au travers la durée de vie des adultes » explique-t-il. « Comprendre les facteurs qui influencent l’orgasme chez les minorités sexuelles peut aider à adapter les thérapies comportementales pour ceux qui ont d’autres orientations sexuelles.« 

« En revanche, dans la mesure où l’absence totale d’orgasme est considérée comme un problème sexuel commun et non-désiré, en apprendre d’avantage sur l’orgasme dans les relations de même sexe peut donner naissance à un traitement pour les couples sous toutes ces formes. Ces résultats peuvent contribuer à la promotion d’une meilleure approche de la santé sexuelle plus éclairée et positive.« 

Notes:

  1. Garcia, J. R., Lloyd, E. A., Wallen, K. and Fisher, H. E. (2014), Variation in Orgasm Occurrence by Sexual Orientation in a Sample of U.S. Singles. Journal of Sexual Medicine, 11: 2645–2652. doi: 10.1111/jsm.12669