L’éjaculation précoce : un sujet de préoccupation fréquent mais toujours aussi tabou

Publié le 31 mai 2013 dans la catégorie Actualités, Sondages

Dossiers : , ,
Publicité

L’éjaculation précoce est le premier motif de consultation chez les sexologues, devant l’impuissance. Une enquête menée par l’institut Opinion Way auprès de 1 500 personnes et de 300 médecins confirme la fréquence de ce trouble sexuel.

Dans ce sondage, un homme sur deux dit avoir déjà été confronté à des éjaculations précoces et un sur trois de manière chronique. Or, seule la moitié des éjaculateurs précoces ose aborder le sujet avec leur partenaire. Et encore moins avec un praticien, même si 92 % des généralistes interrogés se déclarent prêts à évoquer cette question en consultation.

« Ces résultats viennent confirmer les impressions qu’avaient les médecins vis-à-vis de l’éjaculation précoce, à savoir un mal plus répandu que prévu, et terriblement tabou », note sans surprise le Dr Gilbert Bou Jaoudé, sexologue à l’hôpital de Douai. Muré dans son silence, l’homme éprouve un éventail de sentiments allant de la frustration à la culpabilité, en passant par la honte. Il n’est pas rare que l’éjaculation précoce entraîne une véritable dépression et des conflits graves au sein du couple. Ainsi 37 % des femmes concernées mentionnent une baisse de leur désir sexuel et 85 % des hommes soulignent un impact sur leur confiance en eux.

L’Association pour le développement de l’information et de la recherche sur la sexualité et la Fédération française de sexologie et de santé sexuelle lançent cette semaine une campagne d’information pour inciter à parler de ce problème. Un spot télévisé sera diffusé à partir d’aujourd’hui sur cette question. Un site d’information baptisé garderlecontrole.fr vient également d’être mis en ligne pour prodiguer des conseils et rappeler qu’il existe de nombreuses solutions, médicamenteuses ou non, pour traiter l’éjaculation précoce.

Source : http://www.univadis.fr/what-patients-are-seeing/L-ejaculation-precoce-un-sujet-de-preoccupation-frequent-mais-toujours-aussi-tabou