L’éducation sexuelle en France, pas ou mal enseignée

Publié le 24 octobre 2015 dans la catégorie Actualités

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Source : RTL

Une association en appelle au Ministère de l’Education nationale pour évaluer et renforcer les cours d’éducation sexuelle, dont les enseignements seraient trop limités voire inexistants.

Réforme des programmes au collège, retour des fondamentaux à l’école primaire… Et bientôt réforme des cours d’éducation sexuelle ? C’est en tout cas ce que propose l’association « Ennoncence » à l’Education nationale, selon RTL.

Dans une lettre ouverte, l’association pointe du doigt le décalage entre les quelques séances pour aborder la sexualité en classe, et ce à quoi se trouve confronté aujourd’hui un enfant avec le boom des smartphones.

De la pornographie

« Actuellement, les cours d’éducation à la sexualité répondent à des questions très simples liées à l’IVG, à la protection, alors qu’actuellement dans les cours de récréation les enfants sont confrontés très tôt à des images et des films pornographiques », explique Héléna Walther, la présidente de l’association. Et ce dès l’âge de 11 ans, souvent par hasard, en cliquant sur un site internet. D’où l’importance pour elle que « l’école fasse quelque chose sur ce sujet-là ».

Sur l’ensemble de leur scolarité, les enfants doivent suivre, selon la loi, 3 séances d’éducation à la sexualité par an. Des objectifs loin d’être atteints : sur 1 an, seuls 4 collégiens sur 10 ont un cours d’éducation sexuelle.

« Les profs sont gênés d’en parler »

Et au lycée c’est encore moins. Des lycéens racontent : « Je suis en 1ère et je n’ai jamais eu de séances. Les profs sont gênés d’en parler… Ils regroupent plusieurs sujets comme la drogue, l’alcool et cetera avec le sexe. On n’aborde pas assez le sujet ».

Les chefs d’établissements n’arrivent toujours à appliquer la loi et le reconnaissent aisément : soit ils rencontrent des difficultés à trouver des intervenants pour parler de la sexualité, soit ils craignent des dérapages. La ministre de l’Éducation nationale a demandé un bilan détaillé des cours à la sexualité d’ici la fin de l’année pour qu’il y ait plus de séances et des cours de meilleure qualité.