Le Viagra contre les douleurs des règles

Publié le 11 décembre 2013 dans la catégorie Actualités, Recherche clinique

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Source : Le Figaro

Damien Mascret évoque dans Le Figaro « la publication dans Human Reproduction d’une étude originale – et préliminaire – qui ne manquera pas de retenir l’attention des millions de femmes qui souffrent de douleurs pelviennes au moment de leurs règles ».
Le journaliste explique que « des chercheurs du Centre de médecine de la reproduction de Zagreb (Croatie) et du Penn State University College aux États-Unis ont eu l’idée d’étudier l’efficacité d’un comprimé de 100 mg de Viagra contre les douleurs menstruelles ».
« Pourquoi le Viagra ? Tout simplement parce que le médicament favorise la dilatation des vaisseaux sanguins, et que l’un des mécanismes impliqués dans la survenue des dysménorrhées est justement la contraction des vaisseaux (vasoconstriction) sous l’effet d’un excès de prostaglandines au moment des règles », relève Damien Mascret.
Le journaliste note que « les résultats de l’étude, conduite sur un petit groupe de 25 femmes en bonne santé et âgées de 18 à 35 ans, montrent un effet supérieur du Viagra sur celui du placebo auquel il était comparé sur l’atténuation de la douleur. Un bénéfice observé aussi bien après 1, 2, 3 ou 4 heures. Et surtout, un effet qui ne s’est pas accompagné des effets indésirables qu’induit parfois le Viagra pris par la bouche, notamment les maux de tête ».
Damien Mascret précise en effet que les patientes de l’étude ont « utilisé le Viagra comme un ovule au lieu de le prendre par la bouche comme le font les hommes qui souffrent de trouble de l’érection. […] L’absorption vaginale du médicament semble tout aussi efficace mais avec moins d’effets indésirables ».
Le journaliste indique cependant que « les auteurs, dirigés par le Pr Romana Dmitrovic, reconnaissent qu’il s’agit d’un tout petit groupe et qu’il faudra confirmer ces résultats sur une plus vaste population. Ils reconnaissent aussi n’avoir pas mesuré si le Viagra n’entraînait pas des règles plus abondantes, ce qui est possible étant donné la vasodilatation induite ».
« Enfin, ils précisent que les dysménorrhées traitées ne devaient pas être secondaires à des causes bien identifiées, comme l’endométriose, le syndrome du côlon irritable, ou encore les kystes ovariens », conclut Damien Mascre