L’activité sexuelle régulière serait un élixir de jouvence

Publié le 12 juillet 2013 dans la catégorie Actualités

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Source : Le Figaro

Damien Mascret indique dans Le Figaro que « 3 rapports sexuels par semaine donneraient l’apparence d’avoir entre 7 et 12 ans de moins. C’est la conclusion du Pr David Weeks, neuropsychologue de l’Hôpital Royal d’Édimbourg (Ecosse), qui avec son équipe a mené une longue enquête originale pendant 10 ans auprès de 3.500 hommes et femmes d’Amérique et d’Europe », selon des travaux présentés devant la British Psychological Society.

Le journaliste explique que les « participants avaient tous une particularité : ils avaient l’air plus jeune que leur âge. Weeks les appelle «les superjeunes». Leur âge s’échelonnait entre 20 et 104 ans mais la majorité avait autour de 50 ans. Un panel de 6 juges cachés derrière une glace sans tain lors des entretiens devait chaque fois estimer leur âge ».

« En les interrogeant sur de nombreux éléments de leur vie intime, Weeks et ses collègues ont remarqué plusieurs caractéristiques plus souvent présentes chez ces superjeunes par rapport à des personnes d’âge équivalent », note Damien Mascret. Le journaliste précise que « le meilleur moyen d’avoir l’air plus jeune, et peut-être même de l’être d’un point de vue physiologique, est de faire du sport. En second, et c’est plus surprenant, venait donc l’activité sexuelle régulière. Des rapports 3 fois par semaine accordent 7 à 12 ans de rajeunissement apparent. Mais plus de 3 fois n’apportent pas de bénéfice supplémentaire ».

« En réalité, les bénéfices de la sexualité vont bien au-delà de la seule apparence ou du plaisir physique et émotionnel », poursuit Damien Mascret, qui rappelle qu’« une étude publiée en 2004 dans le réputé Journal of The American Medical Association avait montré l’effet bénéfique de l’activité sexuelle intensive sur la prostate. L’étude avait été menée par les National Institute of Health entre 1992 et 2000 en suivant près de 30.000 hommes entre 46 et 81 ans. Ceux qui éjaculaient plus de 20 fois par mois avaient un risque de cancer de la prostate réduit d’un tiers par rapport à ceux qui le faisait moins de 8 fois par mois », indique le journaliste.

Damien Mascret ajoute que « pour les femmes, l’hypothèse d’une diminution du risque de cancer du sein sous l’effet de la libération d’ocytocine a été émise dès 1995 par le Pr Murrel à l’université d’Adélaïde (Australie). L’hormone est libérée pendant la lactation mais aussi lorsque l’on stimule les mamelons pendant la phase lutéale du cycle menstruel (période d’environ 2 semaines qui précède les règles, NDLR) et enfin lors de l’orgasme ».

« Côté cœur, l’activité sexuelle augmente certes, un peu, le risque d’accident cardiaque mais d’une part ce risque reste tout de même très faible et, d’autre part, ce n’est plus vrai pour les sportifs », continue le journaliste.