La satisfaction sexuelle des jeunes n’est pas folichonne

Publié le 27 janvier 2014 dans la catégorie Actualités, Recherche clinique

Dossiers : , , ,
Publicité

Source : Whatsupdoc

 

Une étude menée sur de jeunes Canadiens âgés de 16 à 21 ans parue dans le Journal of Sexual Medicine montre que la moitié d’entre eux présentent des difficultés sexuelles et qu’un quart en souffrent.

L’enquête, menée auprès de 400 jeunes de 16 à 21 ans et plus particulièrement sur les 2/3 dévirginés, relève des troubles de l’érection chez 1 garçon sur 4. Mais pas seulement… L’étude constate également un manque de libido chez 1 jeune sur 5, et une insatisfaction sexuelle chez 18% des garçons interrogés !

Les jeunes seraient-ils moins satisfaits que la génération précédente ? Plus stressés, seraient-ils par la performance ? Peut-être, mais faute d’études antérieures sur le sujet, le constat ne peut être fait. Bon, rassurons toute suite les plus jeunes d’entre nous : selon le figaro.fr les problèmes d’érection perdent en fréquence à mesure que l’expérience grandit. Encore mieux, l’étude montre que la satisfaction sexuelle est plus haute lorsqu’on est engagé dans une relation de couple. Comme disait un certain Cervantes, mieux vaut la honte sur le visage que la tache dans le cœur. A bon entendeur.

 

Plus de 25% des garçons déclarent des troubles de l’érection

Alors que l’imaginaire collectif véhicule l’idée que les problèmes érectiles concernent uniquement les hommes d’un certain âge, les résultats de ce sondage peuvent surprendre en révélant que plus d’un garçon sur quatre serait en réalité touché par ce trouble. Même si dans la majorité des cas, les participants à cette étude ont déclaré qu’il s’agissait d’un trouble de l’érection léger, dans 2% des cas le problème était tout de même rapporté comme étant « sévère » par ces jeunes hommes.
Cependant d’après les spécialistes, ces résultats ne seraient pas inquiétants. A cet âge la cause du trouble de l’érection est dans la plupart des cas d’origine psychologique et d’après les experts, ces pannes ponctuelles chez des hommes jeunes ont toujours existé. « En consultation, c’est assez fréquent de rencontrer un jeune homme avec des troubles de l’érection. On en voit un peu plus souvent qu’avant, pas parce que c’est un nouveau problème mais parce qu’ils en parlent plus facilement, précise le Dr Sylvain Mimoun, gynécologue et sexologue. « On peut être optimiste et se dire qu’aujourd’hui devant une difficulté, ils s’expriment. Ou alors, si on est un peu plus pessimiste, on se dit, ils sont dans la recherche de performance, et on les voit parce qu’ils veulent rester au top sexuellement ».

 

22% des jeunes filles évoquent un manque de libido

Mais les jeunes hommes ne sont évidemment pas les seuls à déclarer des problèmes d’ordre sexuel. Parmi les jeunes femmes interrogées (144), en dehors des difficultés à atteindre l’orgasme tant convoité, c’est le manque de libido qui semble ternir leur vie sexuelle dans 22% des cas. D’ailleurs, de façon encore plus surprenante, 23% des garçons interrogés souffrent de cette même baisse de désir. « Le manque de libido entre 16 et 20 ans, sauf cas exceptionnel ça n’existe pas. La baisse de libido dont les jeunes parlent dans cette étude, à mon avis c’est plutôt encore un problème d’anxiété, de crainte de l’échec. Quand un jeune a l’impression d’avoir raté sa ou ses premières expériences, parfois après il n’a plus envie de recommencer, détaille Sylvain Mimoun. A cet âge, pour moi c’est plutôt un évitement de relation qu’un vrai manque de libido ».

 

Enfin autre résultat révélé par ce sondage, que ce soit pour les filles, comme pour les garçons, la satisfaction sexuelle était plus grande chez les participants déclarant être engagés dans une relation amoureuse et sexuelle. « Quand on est amoureux on est rassuré, c’est vrai pour l’homme et pour la femme. Pour bien fonctionner sexuellement, surtout à cet âge, il faut être, dans l’ordre, rassuré d’abord, stimulé ensuite. C’est pourquoi, encore une fois, les jeunes qui n’ont que des aventures restent souvent bloqués sur la performance et ce sont ceux qui ont le plus de troubles sexuels, » conclut Sylvain Mimoun.