Un Kama-Sutra scientifique pour lombalgiques

Publié le 4 octobre 2014 dans la catégorie Actualités

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Source : Le Figaro , Sciences et Avenir

Damien Mascret indique dans Le Figaro que « pour la première fois, des experts médicaux se sont efforcés de déterminer précisément les positions amoureuses pénibles pour le dos des lombalgiques. Un Français sur six est concerné ».
Le journaliste relate ainsi cette « étude très sérieuse et dont les résultats seront sans doute utiles à des milliers de lombalgiques. Première surprise, pour faire l’amour sans avoir mal au dos, l’idéal n’est pas forcément de s’allonger sur le flanc l’un derrière l’autre. C’est même à éviter lorsque l’homme est plutôt intolérant à la flexion ».
« Cette position, dite «des petites cuillères», est pourtant celle que les médecins conseillent le plus souvent aux amants lorsque l’un des deux souffre de lombalgie chronique »,
observe Damien Mascret.
Le journaliste souligne qu’« à la décharge des médecins, il n’existait pas jusqu’alors de guide scientifique des positions amoureuses pour lombalgique. […] Autant dire que la publication du Laboratoire de biomécanique de la colonne vertébrale de l’Université de Waterloo, dans la revue Spine, est bienvenue ».
« L’article est consacré à l’étude des mouvements infligés à la colonne dans différentes positions : petites cuillères, deux variantes du missionnaire (toutes les deux avec la femme dessous) et deux variantes de la levrette »
, précise Damien Mascret.
Le journaliste indique que les chercheurs canadiens, menés par le Dr Natalie Sidorkewicz, « distinguent d’emblée deux types de lombalgiques : ceux qui sont plutôt intolérants à la flexion (douleur en se penchant en avant) et ceux qui craignent l’extension (pencher le buste en arrière). Pour les hommes intolérants à la flexion, on l’a dit, les «petites cuillères» sont à éviter. En revanche, la levrette est conseillée ».
« C’est l’inverse pour les hommes intolérants à l’extension. Plus surprenant, en missionnaire, la position des jambes de la partenaire joue un rôle important. Si elles sont allongées, pas de problème, mais si elles sont fléchies, les contraintes augmentent sur la colonne vertébrale des hommes intolérants à la flexion », relève Damien Mascret.
Le journaliste remarque par ailleurs que « pour les femmes intolérantes à la flexion, la position du missionnaire est à éviter, que les jambes soient tendues ou non. Par contre les positions en «petites cuillères» ou en levrette ne posent pas de problème. Et inversement pour les femmes lombalgiques intolérantes à l’extension qui devraient privilégier les différentes variantes du missionnaire ».
Damien Mascret ajoute que les auteurs « suggèrent aux hommes lombalgiques de faire des mouvements plus larges en évitant les bascules du bassin d’avant en arrière, qui sollicitent fortement la colonne lombaire. À noter que les mouvements du bassin peuvent être encore plus réduits si c’est la partenaire qui les fait. Enfin, l’équipe canadienne promet d’étudier davantage de positions pour établir des recommandations plus détaillées ».
Sciences et Avenir indique également que « des chercheurs canadiens ont réalisé le premier kama-sutra pour lombalgiques, en se focalisant sur le mouvement des vertèbres ».
Le magazine livre les conseils des chercheurs, dessins à l’appui, retenant que « mieux vaut choisir sa position en fonction du mouvement qui déclenche la douleur. La position du missionnaire semble être la plus adaptée pour les hommes lombalgiques, car ils soutiennent leur corps avec leurs mains plutôt qu’avec leurs coudes ».
Sciences et Avenir observe toutefois qu’« une question se pose : à quand des recommandations s’adressant aux femmes atteintes de lombalgie chronique ? Les chercheurs vont effectuer une étude en ce sens prochainement ».