Les IST, ce n’est pas du passé

Publié le 2 avril 2016 dans la catégorie Actualités

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Source : Le Parisien, LeMonde

Les Français ont baissé la garde et nombre de professionnels de santé, ainsi que les associations, s’inquiètent de la recrudescence des maladies sexuellement transmissibles.

Jeudi 24 mars 2016 se déroulait la toute première Journée nationale de prévention et d’information contre ces pathologies dont certaines peuvent encore être mortelles, organisée par  le Syndicat national des dermatologues et vénéréologues (SNDV).
« A cette occasion, il lance un site Web (MSTprevention.com), une application MSTRisk, et dévoile les résultats d’une étude sur les connaissances en matière de MST car les idées reçues sont légion » signal le journal Le Parisien.

Le quotidien souligne ainsi que « cela semble évident et pourtant… Les personnes sexuellement actives oublient, dans cette définition, le sexe oral qui est aussi un mode de transmission ».
Le Pr Michel Janier, chef du service des MST à l’hôpital Saint-Louis (AP-HP, Paris) et membre du SNDV, rappelle que « le sexe oral, c’est 50% des syphilis, des blennorragies et l’herpès génital, n’en parlons pas… ».
« Pourquoi ? Le virus du sida (VIH) se transmet mal (mais se transmet tout de même) par le sexe oral. Or le VIH a fait un peu passer au second plan les autres MST », relève le journal.
Le Pr Janier souligne en outre que « le préservatif est encore ce qu’on a trouvé de mieux pour éviter les MST ». « Or, l’Institut de veille sanitaire (InVS) constate une hausse des pratiques à risque qui explique cette augmentation des contaminations. On le note depuis la fin des années 1990 avec, notamment en parallèle, l’arrivée des trithérapies. Bref, on a moins peur », constate Le Parisien.
Le quotidien note par ailleurs que les jeunes « sont plus prudents que les « vieux ». Toutefois, la notion de « couple stable » chez eux est bizarrement définie ». Le Pr Janier indique que « pour eux, 15 jours en couple et c’est bon, on peut tout arrêter sans faire le moindre examen », le journal rappelant que « le délai pour détecter la présence dans le sang du VIH, des virus des hépatites B et C, ainsi qu’une syphilis, est de 6 semaines après un rapport non protégé ».

Retour en force des IST

Le Monde évoque aussi « le retour en force des infections sexuellement transmissibles ». Le journal observe qu’« entre 2012 et 2014, les gonococcies ont doublé en France et la syphilis a augmenté de 50 %, annonce François Bourdillon, directeur de la future agence Santé publique France, née de la fusion de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) et de l’Institut de veille sanitaire (InVS) ».
« Ces chiffres sont préoccupants dans un contexte où la transmission du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est en très forte augmentation (+ 124 %) chez les jeunes gays de 15 à 24 ans », souligne le quotidien.