HPV : être vacciné n’incite pas à une sexualité débridée

Publié le 17 octobre 2015 dans la catégorie Actualités

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Source : Santé magazine

Certains parents craignent que la vaccination contre le papillomavirus incite les jeunes filles à avoir une vie sexuelle plus débridée que les autres. Selon une étude américaine dont les conclusions étaient publiées dans le JAMA le 9 février 2015 1, les parents inquiets peuvent se rassurer : ce vaccin qui vise à protéger du cancer du col de l’utérus n’aurait pas d’incidence sur le comportement sexuel de celles qui le reçoivent.

La vaccination contre le papillomavirus incite-t-elle les adolescentes à prendre plus de risques sexuellement ? Certains parents craignent en effet que ce vaccin crée un sentiment illusoire de sécurité contre les maladies sexuellement transmissibles et amène les jeunes à faire fi de la prudence. Selon une étude américaine dont les conclusions étaient publiées dans le JAMA du 9 février et commentées le 10 février par Santé Magazine, cette crainte peut être écartée.

Les jeunes filles vaccinées ne contractent pas plus de MST

Les chercheurs ont observé un groupe de jeunes filles de 12 ans à 18 ans, entre 2005 et 2010. L’apparition de maladies sexuellement transmissibles (MST) a été surveillée de près tous les trimestres. Certaines des jeunes filles étaient vaccinées contre le papillomavirus et d’autres non. Le résultat de leurs observations pourrait rassurer certains parents : si le taux de MST a augmenté au fur et à mesure que les sujets prenaient de l’âge et découvraient la sexualité, les jeunes filles vaccinées n’étaient pas plus touchées que les autres par l’apparition de maladies. Ces dernières, qui peuvent en effet être le signe d’une prise de risques dans les rapports sexuels, n’auraient donc aucun rapport avec la vaccination ou non contre le papillomavirus.

Notes:

  1. Jena AB, Goldman DP, Seabury SA. Incidence of Sexually Transmitted Infections After Human Papillomavirus Vaccination Among Adolescent Females. JAMA Intern Med. 2015;175(4):617-623. doi:10.1001/jamainternmed.2014.7886.