Greffé du pénis et bientôt papa

Publié le 19 juillet 2015 dans la catégorie Actualités

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Source : Le Point

Le Point fait savoir que « le jeune Sud-africain bénéficiaire de la première greffe réussie d’un pénis sera papa d’ici la fin de l’année, soit moins d’un an après l’opération, [selon] son chirurgien, qui l’a opéré à la suite d’une circoncision traditionnelle ratée ».
Andre van de Merwe, urologue qui avait mené l’opération à l’hôpital Tygerberg au Cap en décembre dernier, indique ainsi que son patient de 21 ans l’a « informé que sa partenaire était enceinte d’environ 4 mois ».
Le magazine observe que « confiant être agréablement surpris par cette grossesse rapide, M. van de Merwe a souligné que « rien n’empêchait que (le patient) ait des enfants, car la qualité du sperme n’était pas affectée. Nous sommes contents qu’il n’y ait pas eu de complications et que son pénis fonctionne bien » ».
Le Point rappelle que « lors de l’annonce de la greffe en mars, l’équipe médicale avait déjà indiqué que le patient avait recouvré toutes les fonctions urinaires et sexuelles de son organe. L’opération avait duré 9 heures. Le pénis greffé avait été prélevé sur un donneur décédé après accord de sa famille ».
Le magazine en profite pour noter que « la circoncision traditionnelle, par ablation à vif du prépuce, a généralement lieu à la fin de l’adolescence dans plusieurs cultures sud-africaines, à l’issue d’une retraite en brousse qui est aussi une épreuve d’endurance physique. Les accidents durant ces cérémonies initiatiques, organisées sans témoins et en secret, sont assez fréquents en Afrique du Sud, notamment parce que certains individus peu scrupuleux s’improvisent maîtres de circoncision avec la complicité de chefs coutumiers peu regardants ».
« Chaque année, le pays déplore un certain nombre de morts ou de mutilés. Malgré cela, de plus en plus de jeunes accomplissent ce rite de passage sous l’effet d’une pression sociale. Entre 2008 et 2013, on estime à 486 le nombre de jeunes gens décédés à la suite de ces circoncisions rituelles, le plus souvent à cause d’une infection ou d’une gangrène », précise Le Point.