Gardasil : Encore plus efficace contre le cancer du col de l’utérus

Publié le 22 mars 2015 dans la catégorie Actualités, Recherche clinique

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Source : Le figaro Santé

Le Figaro se penche sur les cancers du col de l’utérus, qui « sont principalement provoqués par des virus, les papillomavirus humains (ou HPV). […] La mise sur le marché en 2006 et 2007 de deux vaccins, le Gardasil® de Merck et le Cervarix® de GSK, protégeant contre les deux principales souches de HPV responsables de ces cancers, a renforcé la prévention. […] Certains reprochaient néanmoins à ces produits leur efficacité incomplète (70%) ».

Le journal indique qu’« une nouvelle version du Gardasil® autorisée à la vente aux États-Unis début février offre désormais une protection à 97%, selon une étude publiée dans le New England Journal of Medicine 1 ».
Le Figaro explique que « l’étude, dirigée par le Dr Elmar Joura de l’université médicale de Vienne pour la firme pharmaceutique américaine, a été conduite auprès de 14.200 femmes âgées de 16 à 26 ans. Le Gardasil 9 protégerait contre 9 sortes de HPV, parmi lesquels 7 sont responsables de la plupart des cancers du col de l’utérus ».
Jack Cuzick, de la Queen Mary University de Londres, co-auteur de l’étude, écrit ainsi que ce vaccin « présente le potentiel d’amener la protection générale contre le cancer du col de l’utérus de 70 à 90%, éliminant presque ce cancer chez les femmes vaccinées ».
Le journal souligne toutefois que « les experts rappellent que ces vaccins n’ont d’utilité que s’ils sont administrés tôt aux jeunes filles, dès 11 ou 12 ans, avant qu’elles ne soient sexuellement actives et ne risquent ainsi de contracter des HPV. Or non seulement le taux de vaccination complète (trois doses) reste «très faible» en France, déplorait en juillet le Haut conseil à la santé publique, mais il est aussi en baisse : 38% des femmes nées en 1993 ont reçu les trois doses, contre 20% seulement pour les adolescentes nées en 1997 ».
Le Figaro explique qu’« outre l’aspect contraignant de la vaccination en trois temps, qui conduit à beaucoup d’abandons après la première dose, le recul de la couverture s’explique surtout par les soupçons prégnants dans l’opinion publique sur un lien entre cette vaccination et le déclenchement de maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques. Et ce, malgré les démentis apportés régulièrement par les autorités sanitaires françaises et internationales ».
Le Parisien aborde aussi ce « nouveau vaccin contre les papillomavirus efficace à 90% ». Le journal relève notamment que « dans l’étude publiée mercredi, les chercheurs estiment qu’une femme non infectée qui reçoit du Gardasil 9 a « 97% de chances de prévenir le cancer utérin et vaginal ainsi que les verrues génitales provoquées par certaines souches des HPV 31, 33, 45, 52 et 58 » ».
Le Parisien cite également Jack Cuzick, qui écrit dans le NEJM que « nous devons concentrer nos efforts sur les filles de 12-13 ans, comme cela se fait au Royaume-Uni, même si le vaccin doit également être disponible pour les femmes de 25 à 45 ans dans le cadre de dépistages ».

NDLR : Depuis 2014, le vaccin Gardasil peut être administré selon un schéma en 2 doses pour les jeunes filles de moins de 9 à 13 ans inclus : à 0 et 6 mois.

Notes:

  1. Elmar A. Joura, M.D., Anna R. Giuliano, Ph.D.A 9-Valent HPV Vaccine against Infection and Intraepithelial Neoplasia in Women. The New England Journal of Medicine. http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1405044