Essai prometteur d’un vaccin français contre le sida

Publié le 17 septembre 2015 dans la catégorie Actualités

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Source : Le Figaro

Le Figaro observe que « l’espoir d’un traitement du sida beaucoup plus léger que les trithérapies et même d’un vaccin pourrait bien venir contre toute attente d’une petite start-up de Sophia Antipolis, Biosantech ».
Le journal indique en effet que « cette petite entreprise sans salariés a annoncé avoir testé avec succès l’efficacité de son traitement sur des malades. Elle a acquis auprès du CNRS la licence d’exploitation des brevets déposés par Erwann Loret, biologiste au CNRS de Marseille ».
Le Figaro remarque que « le principe du traitement est original. Lorsqu’un patient est infecté par le virus du sida, une protéine Tat est secrétée et en perturbant le système immunitaire permet au virus de se multiplier ».
« Erwann Loret a mis en évidence que l’injection de protéines Tat différentes (synthétisées sur le modèle de la «Tat Oyi» découverte sur une patiente gabonaise) engendre la production d’anticorps capables de détruire les Tat », précise le quotidien.
Le journal relève que « Biosantech a réalisé les essais de phase II A entre avril 2013 et décembre 2014, mais un différend avec Erwann Loret aurait bloqué la récupération des résultats ». Corinne Treger, présidente de Biosantech, indique : « Nous avons signé un protocole transactionnel avec le CNRS et nous venons enfin d’intégrer toutes les données de l’essai clinique dans la base de données. La levée d’aveugle des essais est prévue pour le 2 octobre et nous communiquerons les résultats scientifiques le 5 octobre ».
La responsable précise toutefois : « Nous avons pu constater qu’il n’y avait pas d’intolérance à notre candidat vaccin et que sur un nombre important de patients, on a les mêmes résultats qu’avec la trithérapie. On a eu une réponse immunitaire forte permettant de stabiliser le virus ».
Le Figaro explique que « trois injections successives à un mois d’intervalle ont été pratiquées sur des patients séropositifs. Au cours des 2 mois suivants, des dosages ont été effectués sur les anticorps et les anti-Tat. Ensuite, le traitement de trithérapie a été interrompu pendant 2 mois, avec l’autorisation de l’Agence nationale de recherche sur le sida ».
« Il faudra ensuite une troisième phase d’essais (phase II B), notamment, pour affiner sur 80 patients le dosage du vaccin. Mais Biosantech, qui a déjà dépensé plus de 1,3 million d’euros, est à la recherche d’un partenaire »,
 poursuit le quotidien, ajoutant que selon Corinne Treger, « son médicament pourra être disponible dans les 18 mois ».
De son côté, Le Parisien fait savoir qu’« un antirétroviral testé comme traitement préventif chez des homosexuels exposés au risque d’infection par le VIH/sida s’est avéré particulièrement efficace et devrait faire partie des outils standard de prévention chez les hommes à risques, selon une étude publiée dans The Lancet ».
Le journal explique que « menée au Royaume-Uni à partir de novembre 2012, l’étude PROUD a porté sur 544 homosexuels non infectés mais qui avaient eu une relation non protégée au cours des 90 jours précédents ».
« La moitié d’entre eux ont immédiatement reçu une dose quotidienne de Truvada, un antirétroviral combinant du ténofovir et de l’emtricitabine, du laboratoire américain Gilead Sciences, alors que les autres ont reçu le traitement de manière différée, un an plus tard », note le quotidien.

Le Parisien souligne que « seulement trois infections ont été observées dans le premier groupe, contre 20 dans le second groupe, soit une réduction relative du risque de l’ordre de 86%, selon l’équipe de chercheurs dirigée par le Pr Sheena McCormack. […] Dès octobre 2014, […] les responsables de l’étude avaient décidé de donner le Truvada à tous les participants en raison de résultats préliminaires très positifs ».