Le cyclisme ne cause ni troubles de l’érection ni stérilité

Publié le 15 juillet 2014 dans la catégorie Actualités, Recherche clinique

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Source : Le Parisien

Une nouvelle étude sur les cyclistes hommes offre des résultats plutôt rassurants concernant les conséquences à long terme du cyclisme sur la santé, même si une légère augmentation du risque du cancer de la prostate signifie que les hommes devraient quand même envisager de changer leur selle.

Le Parisien explique qu’« inspirée par l’inquiétude des professionnels de la santé concernant une possible association entre les impacts sur les parties génitales masculines pendant la pratique du cyclisme et les troubles de l’érection 1, la stérilité et le cancer de la prostate, cette étude de population transversale a examiné 5. 282 cyclistes hommes ».

« La bonne nouvelle, c’est que les chercheurs, basés à Londres, et dont l’étude a été publiée dans le Journal of Men’s Health, n’ont découvert aucune corrélation entre le cyclisme et des troubles de l’érection diagnostiqués par les patients eux-mêmes ou entre le cyclisme et une stérilité diagnostiquée par un médecin », relève Le Parisien.

Le journal précise toutefois que « pour les hommes de plus de 50 ans, les chercheurs ont noté une légère augmentation du risque d’un cancer de la prostate chez ceux qui pratiquaient le cyclisme plus de 4 heures par semaine ».

Ajay Nehra, éditeur en chef du Journal of Men’s Health et directeur du département d’urologie du centre médical de l’université Rush à Chicago, estime ainsi que « les médecins devraient discuter des risques potentiels et des effets bénéfiques pour la santé du cyclisme avec leurs patients, et l’impact que cela pourrait avoir pour leur état de santé général ».

Le Parisien observe que « pourtant, dans le monde du cyclisme, de tels avertissements venus des professionnels de la santé sont souvent ignorés. Un dégoût tacite des produits conçus pour la santé et le confort, et qui n’offrent aucun avantage sportif, associé à une culture où il faut « surmonter sa douleur », fait que les cyclistes continuent d’utiliser des selles traditionnelles ».

Le quotidien note par ailleurs que « selon les professionnels de la santé, l’inquiétude concernant des lésions génitales ne devrait pas être limitée aux hommes. Une étude publiée dans le Journal of Sexual Medicine a découvert que les cyclistes femmes risquaient davantage de souffrir de déchirures vaginales et de fonctions neurologiques moins performantes que le groupe de coureuses avec lequel elles avaient été comparées ».