Contraception d’urgence : les Françaises sont toujours mal informées

Publié le 18 août 2015 dans la catégorie Actualités

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Source : EndoScoop, Le Point

Le Point note  que « bien que la contraception d’urgence existe depuis de longues années, une majorité de Françaises âgées de 15 à 50 ans la connaissent mal, selon un sondage Harris Interactive ».
Le magazine relève ainsi : « Interrogées en mars, la très grande majorité des Françaises (94%) avaient entendu parler de la contraception d’urgence mais 65% estimaient être globalement mal informées. Parmi les zones d’ombre, son mode d’action (ignoré par 78% des personnes interrogées), son efficacité (74%) et les délais dans lesquels le contraceptif doit être pris (73%) ».
L’hebdomadaire ajoute que « concernant le mode d’action, 78% pensent que la pilule du lendemain empêche l’implantation de l’œuf fécondé dans l’utérus et 44% qu’elle équivaut à une interruption de grossesse, alors qu’en réalité elle bloque ou retarde l’ovulation. Quant aux délais, 21% pensent à tort qu’il faut obligatoirement la prendre le lendemain du rapport sexuel alors qu’il convient de la prendre le plus rapidement possible après le rapport à risque et de préférence dans les 24 heures ».
Le Point indique en outre que « deux contraceptifs d’urgence existent à l’heure actuelle en France : le levonorgestrel (Norlevo du laboratoire HRA Pharma et génériques) qui doit être utilisé dans les 3 jours, et l’acétate d’ulipristal (EllaOne, également produit par le laboratoire HRA pharma) qui affiche une efficacité jusqu’à 5 jours ».

« Mais si le premier est en vente libre dans les pharmacies, […] EllaOne […] était jusqu’à présent uniquement disponible sur ordonnance. À la suite d’une décision prise en janvier dernier par la Commission européenne, elle va dorénavant être également accessible sans ordonnance en France 
», relève Le Point.
L’Express constate également que « les Françaises [sont] toujours mal informées » sur la contraception d’urgence. Le magazine rappelle en outre que « selon le Baromètre santé réalisé en 2010 par l’Inpes, 24% des femmes de 15 à 49 ans, ayant déjà eu des rapports sexuels avaient déclaré avoir utilisé la contraception d’urgence au moins une fois dans leur vie ».
Le Parisien retient de son côté que « la pilule du lendemain se passe d’ordonnance. A partir d’aujourd’hui, la deuxième molécule commercialisée pour empêcher une grossesse après un rapport non protégé [l’acétate d’ulipristal] est en libre-service dans les pharmacies ».
Le journal observe que « c’est un obstacle en moins dans cette course contre la montre. Un préservatif qui craque ou une pilule oubliée et c’est vite la panique après un rapport sexuel lorsqu’une grossesse n’est pas au programme. Pour l’éviter, les femmes se tournent essentiellement vers la contraception d’urgence orale, plus connue – à tort – sous le nom de pilule du lendemain ».
Le Parisien cite le Dr Christian Jamin, gynécologue-endocrinologue, qui précise que « les deux contraceptions d’urgence orales fonctionnent de la même façon. […] Cependant, la première contraception d’urgence (NDLR : lévonorgestrel) peut agir sur un follicule ayant une taille de 14 mm, mais pas au-delà, alors que la dernière contraception d’urgence orale (NDLR : l’ulipristal acétate) agit sur le follicule jusqu’à ce qu’il mesure 18 mm, donc au plus proche de l’ovulation, ce qui est la période de fécondabilité maximale ».
« Ainsi, lorsque la contraception d’urgence est prise de façon optimale dans les 24 heures, la prise du lévonorgestrel divise le risque de grossesse par 2 et l’ulipristal acétate divise ce risque par 6 », note le praticien.

 Illustrations par Chloé Peckel  – www.chloepeckel.be