Chlamydia trachomatis : pour un dépistage systématique

Publié le 30 octobre 2018 dans la catégorie Recommandations

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Source : Haute Autorité de Santé

Environ 60 à 70% des femmes ne présentent pas de symptôme en cas de chlamydiose génitale, alors qu’il s’agit de l’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes, pouvant entrainer des atteintes génitales. Pour réduire la prévalence de l’infection, la HAS a revu la stratégie de dépistage de cette infection et recommande un dépistage systématique chez les femmes de 15 à 25 ans sexuellement actives.

Environ 60 à 70% des femmes ne présentent pas de symptôme en cas de chlamydiose génitale et beaucoup sont porteuses de Chlamydia trachomatis sans le savoir. Ce phénomène favorise la transmission de la bactérie au sein de la population et la survenue de complications chez certaines femmes : inflammations pelviennes, salpingites, grossesse extra-utérine ou même stérilité. L’infection est plus fréquente chez les femmes de 18 à 25 ans que chez les hommes du même âge.
Le dépistage systématique est donc recommandé chez les femmes âgées de 15 à 25 ans inclus, y compris les femmes enceintes, et sexuellement actives. En cas de test négatif et de rapports sexuels non protégés avec un nouveau partenaire, le dépistage devra être répété chaque année. Si le test est positif, un traitement antibiotique sera instauré et le dépistage renouvelé après 3-6 mois.
De plus, un dépistage opportuniste doit être proposé de façon ciblée aux personnes présentant des facteurs de risque, hommes ou femmes de tout âge. Ces facteurs de risque sont : au moins deux partenaires dans l’année, changement de partenaire récent, individus ou partenaires diagnostiqués avec une autre IST (Neisseria gonorrhoeae, syphilis, VIH, Mycoplasma genitalium), antécédents d’IST, hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, personnes en situation de prostitution, après un viol.
Pour faciliter le dépistage, la HAS préconise sa mise en place dans les cabinets de médecine générale, de gynécologie, de sage-femme et de promouvoir l’auto-prélèvement.