91% des adolescents accordent de l’importance à l’amour

Publié le 18 octobre 2015 dans la catégorie Actualités, Recherche clinique

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Source : IPSOS

A les regarder converser sur les réseaux sociaux, on pourrait croire les adolescents délurés et impudiques, loin de se soucier d’avoir une relation amoureuse. Pourtant, une étude Ipsos pour la Fondation Pfizer, dévoilée en mai 2015, vient démonter ces clichés sur la jeune génération, âgée de 15 à 18 ans : 91% estiment que ce n’est pas le sexe qui est important, mais « le fait d’aimer et d’être aimé ».

Une première fois souvent guidée par « l’amour »

Et si le désir est la raison principale qui a poussé ces jeunes à avoir un premier rapport sexuel pour 95% d’entre eux, ils sont une très large majorité (83%) à être passé à l’acte parce qu’ils étaient « amoureux ». La première fois subie pour « ne pas être en retard par rapport aux amis » (14%), ou parce qu’ils étaient « dans un état second » (4%), reste finalement peu fréquente.

Autre enseignement rassurant, les adolescents sondés, dont les parents ont souvent connu l’arrivée du sida en France, sont majoritairement conscients des risques liés à la sexualité. Trois quarts d’entre eux citent les maladies sexuellement transmissibles comme étant le premier de ces risques, indique Le Parisien, et le port du préservatif est un acte « important » pour 65%.

Loin du cliché des sextos à tout-va

Génération du tout-numérique, habituée à utiliser quotidiennement le web, les adolescents sondés restent toutefois relativement sages. Seuls 26% de ces jeunes ont déjà regardé des films X, quand plus de la moitié des adultes également sondés pensent qu’ils en sont des consommateurs réguliers. Quelque 22% ont déjà expédié des « sextos », des textos coquins, et seuls 6% ont envoyé des photos ou des vidéos sexy d’eux, alors que 30% des parents pensent qu’ils l’ont déjà fait.

Pour le pédopsychiatre Philippe Jeammet, président de la Fondation Pfizer, ces résultats illustrent « le décalage entre l’imaginaire des parents et la réalité des adolescents », explique-t-il au Parisien. « Il est normal qu’ils s’inquiètent, mais il ne faut pas diaboliser à outrance. Juste en parler, dédramatiser, et aider les jeunes à conjurer les risques ». D’autant que 52% admettent vouloir s’informer auprès… de leurs parents.