50 nuances de Grey a-t-il vraiment fait augmenter les IST ?

Publié le 4 juin 2014 dans la catégorie Actualités

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Source : L’Express

L’Express constate qu’« une médecin anglaise déclare que le best-seller 50 shades of Grey augmenterait le nombre d’infections sexuellement transmissibles chez les personnes de plus de 50 ans. Mais l’explication est plus compliquée que cela ».
Le magazine explique que « lors d’une interview au Daily Mail, Charlotte Jones, de l’association British Medical Association, dénonce « un effet de 50 nuances de Grey sur les personnes âgées, qui sont plus aventureuses et ne pensent pas forcément à utiliser un préservatif » ».
« A en croire Charlotte Jones, la hausse des ventes du livre a entraîné une augmentation des infections sexuellement transmissibles (IST). Le docteur a repéré davantage de cas de blennorragies et de syphilis, mais aussi de maladies vénériennes comme la mycose vaginale et la chlamydiae 
», note L’Express.
L’hebdomadaire interroge Charlotte Jones, qui précise : « Ma référence à 50 nuances de Grey à été un peu tirée hors de son contexte quand l’article a été écrit ». Le magazine relève que la praticienne «estime en fait que la popularité des romans érotiques, et de là leur « normalisation », est l’un des facteurs de cette augmentation d’IST chez les personnes de plus de 50 ans ».
Le Dr Jones évoque d’autres facteurs : « Quand on parle de la sécurité sexuelle, on pense tout de suite à la vulnérabilité des jeunes », le magazine relevant que « les personnes de plus de 50 ans seraient moins sensibles aux messages de prévention ».
La sexologue Catherine Solano remarque pour sa part qu’« un livre comme celui-ci alimente les fantasmes, l’imaginaire, voire les pratiques sexuelles au sein du couple. Mais il n’incite pas à aller voir ailleurs, or le risque d’IST augmente lorsqu’on multiplie le nombre de partenaires sexuels sans utiliser de préservatif ».
L’Express ajoute que « Sophie Brousseau, sexologue canadienne, affirme également que ce phénomène de « prise de risque des aînés lors de leurs relations sexuelles » est bien antérieur à la sortie du livre ». La sexologue déclare que « les femmes réalisent parfois à un âge avancé qu’elles n’ont jamais vraiment eu de plaisir au lit, et elles décident de partir à l’aventure. Mais comme elles ne peuvent plus tomber enceinte, elles ne se méfient pas des risques des IST ».
Le magazine relève que « le supposé effet négatif de 50 nuances de Grey tient donc plus de la com’ médiatique pour faire passer un message de prévention. Au contraire, pour Catherine Solano, « la mode de ces livres est positive », permettant aux couples de développer leur imagination pour une sexualité plus épanouie ».