33% des Françaises ont recours une fois à l’IVG dans leur vie

Publié le 11 juillet 2015 dans la catégorie Actualités

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Source : EndoScoop

Le Figaro se penche sur les résultats de la dernière étude de l’Ined sur l’IVG, notant : « Quarante ans après la loi Veil, «l’interruption volontaire de grossesse «est devenue un droit plus qu’un dernier recours» ».
Magali Mazuy, Laurent Toulemon et Élodie Baril, auteurs de ce travail, précisent : « On compte en 2011 près de 210.000 interruptions volontaires de grossesse (IVG). Après avoir diminué de 1975 à 1995, le recours à l’IVG a légèrement augmenté avant de se stabiliser à la fin des années 2000 ».
Le journal s’interroge : « Comment expliquer cette absence de baisse significative alors qu’en France, 91% des femmes de 15 à 49 ans déclarent employer une méthode contraceptive ? ».
L’Ined indique que « depuis les années 1970, la diffusion des méthodes efficaces de contraception a permis de diminuer la fréquence des grossesses non souhaitées mais lorsqu’elles surviennent, le recours à l’IVG est plus fréquent, et finalement le nombre total d’IVG n’a pas baissé ».
Magali Mazuy ajoute qu’« après 40 ans de légalisation, les mentalités ont évolué. L’IVG est devenu un droit et une pratique qui se banalise, pas par tout le monde mais les femmes qui ont recours à une IVG sont moins jugées ».
Le Figaro relève notamment qu’« une grande proportion des femmes sous contraception tombent enceinte. Si le nombre d’IVG a peu varié depuis l’adoption de loi Veil, la pratique, elle, a changé. Aujourd’hui, une Française sur trois (33%) a recours une fois ou plus à l’IVG dans sa vie. Les femmes sont moins nombreuses qu’avant à avoir recours à une IVG mais les avortements «à répétition» sont par contre plus fréquents ».
Le journal note en effet que « près de 10% des femmes ont recours deux fois à l’IVG et environ 4% avortent trois fois ou plus au cours de leur vie. Pour expliquer ce phénomène, Magali Mazuy évoque plusieurs facteurs. À commencer par la mauvaise adaptation des méthodes contraceptives à la diversification des relations conjugales, amoureuses et sexuelles, alors qu’une grande proportion des femmes sous contraception tombent enceintes. […] Ces IVG à répétition s’expliqueraient également par les inégalités territoriales et sociales d’accès au système de soins ».
Libération relaie aussi les conclusions de l’Ined. Le journal indique que « si elle constate une baisse du recours à l’avortement, avec 0,53 IVG par femme en moyenne au cours de la vie en 2011, contre 0,66 en 1975, l’étude souligne aussi l’augmentation «continue» de la proportion d’IVG dites «répétées». Les femmes ayant déjà avorté le font plus souvent à plusieurs reprises, même si le phénomène reste «faible en France» ».
Le quotidien remarque que « la loi de 2001 qui a allongé la durée maximale de grossesse pour une IVG à 12 semaines, contre 10 auparavant, «n’a eu pour effet ni un allongement durable de la durée moyenne de grossesse au moment de l’IVG, ni une augmentation du recours à l’IVG» ».
« A l’inverse, la diffusion de l’IVG médicamenteuse a favorisé un raccourcissement des durées de grossesse au moment de l’IVG, qui s’établissaient à 6,4 semaines en moyenne en 2011, contre 7,1 en 2002 et 6,8 en 1990 »,
 relève Libération.
Le journal observe en outre qu’« en 2004, un décret a permis aux femmes de recourir à l’IVG médicamenteuse dans le cadre de la médecine de ville. Depuis 2008, cette forme d’IVG est la plus fréquente. Elle représentait ainsi plus de la moitié (55%) des IVG en 2011 », précisant que « près de 210.000 avortements ont été recensés en France en 2011 ».
La Croix aborde aussi cette étude, et relève entre autres qu’« «entre 1981 et 1996, le recours à l’IVG diminue à tous les âges. Entre 1996 et 2011, il reste stable après 25 ans mais augmente aux âges jeunes». L’âge moyen des femmes recourant à un avortement est de 27,5 ans ».